FETCH : nouveau modèle, mêmes ambitions

Nous connaissons bien Fetch, « Les gars en orange sur leur vélo » qui livrent les restaurants. En tout cas dans la Région on les remarque, on connait l’histoire de la startup Fetch, de ses fondateurs et de leurs ambitions. Cette année, nouveaux défis et nouveau modèle. On a papoté avec Jean Charles Kurdali, fondateur de Fetch. 

Avant propos : Fetch, c’est 6 villes de Food Delivery en orange (Nancy, Metz, Reims, Dijon, Clermont Ferrand et Caen), et une septième ce mois ci. 

Pour entrer dans le vif, la concurrence a débarqué à Metz et Nancy en début d’année, alors que jusqu’à présent Fetch était le seul service de food delivery à s’attaquer aux villes de 100, 200 000 habitants. « À Nancy, on les côtoie – Deliveroo- depuis l’année dernière. Nancy était la dernière ville dans laquelle on n’avait pas Deliveroo. On a deux ans d’avance sur Nancy, et presque un an et demi à Metz. » Bonne nouvelle. La question était alors de savoir comment être meilleur que ce concurrent qui a déjà une bonne notoriété et un business qui semble bien rouler. La réponse est simple et d’une évidence certaine pour Fetch : « la proximité ». Chaque ville sur laquelle Fetch exerce a son propre City Manager sur place, qui s’occupe des partenariats avec les restaurants, des livreurs, des plannings, de l’organisation, bref de faire tourner les troupes, les vélos et la nourriture de la meilleure façon possible, « Aujourd’hui le meilleur canal reste le offline, toute la présence que l’on peut avoir dans les restaurants et surtout la présence de chaque city manager ».

FETCH C’EST ORANGE, ET ÇA RESTERA ORANGE.

Il y a du renouveau depuis ce début d’année, nouveau logo, on a bien vu passer l’info, et rien n’est évidemment anodin. 

Pour ceux qui se sont déjà posé la question sans avoir besoin de réponse, « fetch » signifie « va chercher » en anglais, le fait de ramener quelque chose. Cela fait sens : « À la base on ne voulait pas seulement se limiter à la restauration. On ne savait pas si on allait faire autre chose, mais on ne voulait pas y être limité ou bloqué à un moment. Je voulais un nom court et que l’on peut utiliser facilement, au lieu de dire je commande fetch , tu fetch ! ». Pas faux. « On voulait aussi un logo qui nous représente plus, il y a pas mal de messages cachés. Face aussi au renouveau de la marque, le nouveau site qui est arrivé en début d’année et surtout le changement de modèle. » Le logo a en effet changé, mais à l’unanimité, c’est la couleur qui reste la plus importante. 

NOUVEAU SERVICE IS COMING.  

Au sein des équipes, Fetch est pensé en version. Voici la F2. 

« Je ne suis pas un fan des grands lancements avec feux d’artifices, d’abord on lance et après on grossi. Si on fait trois commandes le premier jour, ce n’est rien, le principal c’est qu’on en fasse beaucoup dans trois, six mois, un an. C’est juste que je me suis mis une deadline, il faut que l’on avance, c’est notre projet avec Lou, un peu comme un retour aux sources. Je fais le commercial et marketing et Lou l’opérationnel et la technique on a quand même deux trois personnes qui nous aident mais ça reste les deux fondateurs qui font tout le projet, comme au tout début de Fetch. » 

« la ville devient comme un entrepôt de produits que Fetch peut proposer. Chez Fetch on utilise la puissance d’un centre ville pour livrer tout type de produits. »

FETCH 2. 

Livraison toute la journée de 10h à 22h, de TOUT TYPE DE PRODUITS : fleuristes, para pharmacies, cavistes, épiceries , produits bio (cosmétique ou nourriture)… Désormais, « la ville devient comme un entrepôt de produits que Fetch peut proposer. Chez Fetch on utilise la puissance d’un centre ville pour livrer tout type de produits. »

C’est à dire que ce service de livraison répond tout aussi bien à des besoins urgents, de nécessité plus ou moins urgente, mais également et surtout permet de délivrer tous les produits transportable et livrable par vélo… Ça laisse pas mal de possibilités.

RENDRE SERVICE À LA FLEMME, L’URGENCE, LE BESOIN ET L’ENVIE ?

« Quand on commande Fetch aujourd’hui, niveau restauration, 85% des gens veulent tout de suite commander « j’ai faim, j’ai pas envie de cuisiner, je commande ». C’est spontanée comme démarche. ». Le nouveau modèle, service se développera sur des axes similaires à la food delivery, mais évidemment sur des verticales. Par exemple on se brule, au plus vite on va avoir besoin d’un kit de premier secours. On pense également à tout autre type de produits ou service d’ailleurs : parfums, accessoires et objets divers (j’ai un anniversaire ce soir, pas le temps d’aller faire les boutiques, ni de commander sur internet), service de réparation de téléphone ( oui, c’est le premier service qui va être livré par Fetch). 

« Ce qui nous intéresse c’est d’apporter des services nouveaux aux habitants d’une ville. On peut et on sera les meilleurs sur notre modele, mais aujourd’hui on peut aller plus loin, on a la techno nécessaire, on a une équipe suffisamment grosse mais assez petite pour rester agile. Je pense Fetch en une seule entreprise avec les mêmes effectifs. Il n’y aura pas de Fetch Food et Fetch autre serviceOn est dans une recherche constante de l’excellence. L’objectif de notre boite est de structurer Fetch pour avoir des opérations qui peuvent tenir au national, c’est à dire que si demain on ouvre 25 villes il faut que les opérations tiennent, et que l’on ne soit pas limité. On est tout le temps dans la recherche de l’optimisation.» 

« IL N’Y A PAS DE LIMITE AU MODÈLE, NOTRE IMAGINATION N’A PAS DE LIMITE. »

La stratégie selon Jean Charles est de tester un maximum de verticales au démarrage « je ne détiens pas la vérité, le client oui. ». C’est l’exercice du service qui pourra dire quels sont les meilleurs leviers et axes de ce nouveau modele. Si ce nouveau service fonctionne, cela signifiera que Fetch peut se développer n’importe où.  

Pour info : Fetch a signé un partenariat avec la boutique Jacquie et Michel à Nancy. Incongru ? Pas tant que ça. À la base, l’idée était simplement de faire un coup de com’, jusqu’au moment où le gérant de la boutique à compris l’intérêt de signer un partenariat avec Fetch (les gens n’osent pas forcément, facilement venir dans la boutique). 

MANAGER DES ÉQUIPES, L’HUMAIN C’EST ÇA QUI EST INTÉRESSANT. 

Comment est structuré Fetch ? Il y a Jean Charles qui est le CEO et Lou directeur financier. Ensuite il y a 4 manager : pole financier, manager des City Managers, service client et marketing. Ensuite une équipe marketing de 5 personnes, ainsi que 7 City Manager, un par ville. Une personne qui s’occupe des ressources humaines et une équipe de 5 héros masqués, autrement dit celles qui gèrent le support client. 

« Le management c’est le plus dur. Mais le plus interessant aussi. L’humain c’est le plus intéressant à gérer. Tu te rends compte que tout seul tu ne peux rien faire. Je gère des personnes qui sont meilleures que moi dans tous les domaines. Je m’en fiche, je veux pas être meilleur dans tous les domaines. Je dois être celui qui gère les gens qui sont les meilleurs dans leur domaine. On essaye déjà de recruter les gens qui ont un très bon niveau, et la boîte ensuite doit leur permettre d’atteindre encore un niveau supérieur. ».

ON SAIT OÙ ON VA. 

« Aujourd’hui on a notre site, une app, on rattrape le retard. Pendant ses premières années Fetch n’avait pas de focus produit et il se trouve que ce n’était pas gênant quand on était les seuls, ou qu’il y avait des concurrents moyens. Maintenant que l’on joue avec des champions il faut le produit qui va avec. 

J’avais au début une vision très orientée exécution, excellence et rapidité de l’exécution, aujourd’hui je passe dans la phase excellence produit, excellence opérationnelle. Et c’est le message que l’on fait passer aux équipes. »

Objectifs pour Fetch : continuer d’ouvrir des villes, et finir la France à horizon 2019. C’est bientôt, mais ils sont prêts. 

« On ne fait pas Fetch pour l’argent. C’est la progression qui nous intéresse. De me dire, essayer d’être meilleur personnellement, apprendre des choses, gérer plus de gens, plus de problèmes , et c’est un entrainement. J’aimerai bien que Fetch ne s’arrête jamais, même si moi j’en sors et que ça continu. Je sais déjà ce que je veux faire après. Là où on en est aujourd’hui ça fait déjà un an qu’on est prêt. Je suis déjà prêt personnellement, à ce que l’on se lance dans toute la France. Pour ma part, tout me semble plutôt lent, et non pas rapide. On peut être dépassé au niveau des compétences, mais ça n’arrivera pas parce que l’on se donne les moyens d’y arriver. ». 

À suivre, à utiliser, à commander et recommander.

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