Retour sur : Back from Las Vegas

Nous avons accueilli hier soir, mercredi 24 janvier, à Tcrm Blida, 5 startups lorraines qui ont participé au CES 2018 à Las Vegas, ainsi que les acteurs de l’écosystème qui ont également assisté au salon et qui ont accompagné plusieurs de ces startups. Une table ronde / conférence de presse qui a été animée par Philippe Hénaux (Lorntech / Metz Métropole) et introduite par Jean Luc Bohl. 

Les STARTUPS PRÉSENTES

ACREOS : Acreos est une start-up française en cours d’industrialisation qui conçoit et développe des simulateurs pédagogiques d’apprentissage à la conduite d’engins «Made in France» et propose des pres- tations de service associées. 

EXELIUM : Exelium est une société de solutions innovantes pour charge sans fil Qi de smartphones, supports pour tablettes tactiles et supports pour télévision à écrans plats.

SAILENDRA : Experte dans le targeting et le profiling des visiteurs par l’Intelligence Artificielle. Sailendra propose Sailsense, une solution de recommandations personnalisées pour les sites e-commerce.

TALLYOS : Tallyos a développé un système de gestion de ressources humaines nouvelle génération, comprenant des boitiers de pointage mobile couplés à un portail web de traitement de données.

VIVOKA : Vivoka a créé Zac, un assistant se contrôlant à la voix et permettant de piloter tous les équipements de la maison de manière intuitive. Permettant la maitrise des consommations énergétiques et l’amélioration du confort des utilisateurs, Zac se positionne également sur le maintien à domicile.

ACTEURS PRÉSENTS 

Jean Luc BOHL : Président du Sillon Lorrain 

Philippe COURQUEUX : co-fondateur association Lorntech & directeur Cora Informatique 

Valérie MOTTL : Conseillère en développement international, CCI Grand Est 

Rémy SADOCCO : Président de la Commission Innovation, Région Grand Est 

TÉMOIGNAGES & FEEDBACKS

  • QUELS ONT ÉTÉ VOS OBJECTIFS EN PARTANT AU CES DE LAS VEGAS ? 

Régis, Sailendra : « La notoriété. Aller au CES en tant que société française aujourd’hui, c’est un gage de sérieux, d’innovation, on peut mettre plein d’autres adjectifs, mais c’est très important. Entre deux concurrents, l’entreprise qui va au CES et celle qui n’y va pas, cela fait la différence, c’est énorme. »

Pierre, Tallyos « Le premier objectif était la visibilité et la notoriété. En terme de visibilité c’était énorme avec du passage sur le stand, notamment le secrétaire d’État Mourir Mahjoubi qui était la, cela crée de la notoriété. Le second était de tester l’appétence au niveau du marché international. On savait effectivement qu’il y avait des besoins, donc là ça a été largement prouvé, et on va modifier un peu notre stratégie de vente qui était au départ plus locale et régionale. Nous allons du coup nous orienter rapidement vers une distribution internationale. La troisième, un peu surprenante, était de rencontrer des grands comptes français à Las Vegas, car c’est un lieu où on peut les rencontrer, les côtoyer et avoir des contacts différents, créer un lien, et voir en effet avec eux l’appétence du marché. Et enfin le dernier objectif était la veille technologique, pour voir ce qui existait et voir ce qui pourrait nous faire progresser dans une V2 ou une V3. »

Jordan, Acreos : « Nous y sommes allés surtout pour voir ce qu’il s’y faisait d’un point de vu technologique, surtout en ce qui concerne l’affichage, tout ce qui est écran et casques de réalité virtuelle et réalité augmentée. On a actuellement des simulateurs avec des écrans ou des projecteurs pour l’immersion, donc on voulait voir ce que les fabricants ou exploitants de ces solutions de casques proposaient, où on était sur ce type de solution. Ce qui nous a conforter dans l’idée qu’il s’agit de quelque chose qui n’est pas encore tout à fait au point, que l’on ne peut pas utiliser pour nous, car un simulateur est utilisé par un stagiaire entre 6 et 7h par jour, et avec un casque de réalité virtuel c’est intenable. On pensait qu’il y aurait des solutions qui allaient arriver, qui permettraient de favoriser l’utilisation. Mais ce que l’on perçoit c’est la direction dans laquelle nous voulons aller, c’est à dire la connectivité et l’exploitation de données massive par exemple pour améliorer la formation, voir comment se comportent les stagiaires. Et le salon justement a montré qu’il n’y a plus vraiment une course technologique à l’écran avec la meilleure résolution, on est plus sur un rapport entre l’objet et l’utilisateur et pas forcément sur l’objet le plus impressionnant. »

William, Vivoka :  « La notoriété évidement, surtout pour nous. Dans le cadre du CES on y était pour annoncer notre deuxième produit, qui était « The Place to be » à ce niveau là, il fallait que l’on y soit. Mais il y avait également pour nous un enjeux stratégique car on cherchait des partenaires techniques, et donc sur places on peut avoir des contacts avec des petites, grosses entreprises, des directeurs que l’on aurait du mal à contacter même en France, qui étaient sur place. Et également en profiter pour trouver des potentiels prospects ou des alliés stratégiques sur la partie technique. Et c’est là réellement où on a eu plusieurs rendez-vous, on ne s’attendait pas à autant, même en sachant que tout le monde y serait. On y a été à 7, on espérait ne rien rater. Quand on est arrivé on a été surpris autant par la qualité que par la quantité d’intervenants et des exposants

  • QU’EST CE QUE LE CES A PU VOUS APPORTER ? 

William, Vivoka : « Ca va accélérer beaucoup de relations clients/fournisseurs. Parce que maintenant, du coup, on pourra s’appeler, il y a des choses qui se sont créées et je pense que ça va accélérer pas mal de choses. Cela nous a également permis de voir que l’accompagnement dont on bénéficie en France, avec notamment la French Tech , tout le monde n’en bénéficie pas dans différents pays. Il faut que l’on profite de nos avantages pour aller le plus vite possible. » 

Jordan, Acreos « C’était plus facile pour nous en tant que visiteur d’être en relation avec des potentiels fournisseurs et potentiels partenaires français mais aussi européens. Cela a été pour nous bénéfique, nous avons commencé à collaborer avec une entreprise qui est à Chambery pour de la prospection, l’utilisation massive des données. La CCI Grand Est nous a aidé à plus facilement les approcher, que si nous étions de simples visiteurs. Par rapport au développement, on s’était cherché un peu par rapport au matériel, cela nous a recentré en nous disant « attention cela va quand même très vite sur l’AI », savoir analyser les données, c’est ce qui se vend le mieux et dont les résultats sont le plus impressionnants. Nous n’avons pas vu sur place une seule entreprise qui était impressionnante sur le niveau technologique. Ce qui nous a confirmé le fait de se concentrer sur notre métier et l’aspect opérationnel. »

Pierre, Tallyos « Aller sur l’international, c’est vrai que cela peu faire un peu peur lorsque l’on se lance mais ce que je voulais souligner et c’est le plus important, c’est ce avec quoi je suis revenu. De se dire que l’on peut avoir peur de le faire, mais il y a du soutient. Et je trouve qu’ici il y a particulièrement du soutient avec Michel Onfray de Synergie, avec inspire Metz qui s’est rallié à nous, Lorntech, La Région, CCI international. C’est qu’à aucun moment on a eu besoin d’avoir peur parce qu’il y avait toujours quelqu’un derrière. Et c’est important, car on peut oser, on veut oser et quand on sait que l’on est soutenu on est plus à même d’y aller, on sait que l’on sera soutenu dans nos efforts. »

Antonin, Exelium « On voulait absolument faire une veille concurrentielle la dessus, sur la dernière powerbank pour l’iwatch d’Apple. Et aux vues de ce qui est en train de se faire, on perçoit de ce que l’on doit apporter à notre produit, et cela aura une vraie portée. Cela nous apporte aussi une distribution sur les USA, maintenant on travaille avec un agent, une société qui a tout ce qu’il faut sur place, qui nous permet une ouverture sur ce continent. »

Régis, Sailendra « L’accélération, et se conforter dans les technologies, les choix techno et market que l’on a pu faire. Sur le CES, les centaines de contacts que l’on a eu nous ont conforté la dedans. On a des marques d’intérêt international sur notre techno et sur la façon dont on la présente. Donc ça c’est très très important. C’est cela que je retiens. »